Communiqués de presse

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Contacts presse :
David Pijoan (Lycée Guy de Maupassant de Colombes) : 06 52 14 48 78
Noé le Blanc (lycée Paul Eluard, Saint-Denis) : 06 51 56 51 95
Lucas Francheteau (lycée Joliot-Curie de Nanterre) : 06 83 02 81 30
Rafikha Bettayeb (lycée de Prony d’Asnières) : 06 27 19 67 19
Alexandre Mares (lycée Jean-Jaurès d’Argenteuil) : 06 85 74 61 59
Contact parent FCPE lycée Paul Eluard à Saint-Denis (93) :
Malika Chemmah : 06 65 75 17 42 malikachemmah@yahoo.f

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Appel à une grève nationale le 3 janvier avec reconduction. Ultimatum posé à la ministre !

Intox de Mme Vallaud-Belkacem Le collectif "Touche pas ma ZEP" joue les décodeurs - Samedi 10 décembre

La mobilisation des lycées ZEP a débuté en mai 2016. Devant l’ampleur sans cesse croissante prise par ce mouvement initié par le collectif "Touche pas ma ZEP", Najat Vallaud-Belkacem cherche par tous les moyens à désamorcer la mobilisation par des annonces qui prennent de nombreuses libertés avec la vérité.

Sur les labels d’Education Prioritaire…

CE QU’ELLE A DIT :
Le 28 novembre, dans un communiqué de presse, elle déclare que "en raison des élèves qu’ils scolarisent, du territoire dans lequel ils sont situés, des événements de violence qu’ils ont pu subir, un certain nombre de lycées sont aujourd’hui labellisés : lycées ZEP, lycées ambition réussite, lycée ECLAIR." Elle le réaffirme le 5 décembre lors d’un discours aux Assises de l’Education : « je ne peux pas parler d’Éducation Prioritaire sans parler à nouveau de la situation des lycées qui, aujourd’hui, d’une façon ou d’une autre, relèvent d’un dispositif prioritaire."
Il existerait donc bien des lycées aujourd’hui labellisés.

POURQUOI C’EST FAUX :
Le 27 avril 2016, dans un courrier adressé au député d’Asnières sur Seine (92), Mme Vallaud-Belkacem a formulé explicitement la fin de l’Education prioritaire en lycée, expliquant que celle-ci ne concernait plus que « L’enseignement obligatoire, c’est-à-dire l’école et le collège ».
En outre, dans son communiqué du 30 Septembre, elle se contredit, puisque le titre du communiqué « la clause de sauvegarde concerne aussi les lycées » constitue bien un aveu de la sortie des lycées de l’éducation prioritaire.
Par ailleurs, le site de l’OZP (observatoire des zones prioritaires), dans un paragraphe intitulé de manière parlante "Dispositifs officiellement caduques", affirme clairement que "les lycées en éducation prioritaire n’existent plus officiellement depuis 2005". De plus, sur la même page, un "additif 2016" précise que "depuis la refondation de l’éducation prioritaire, plus aucun lycée n’est classé en éducation prioritaire".

Sur les moyens supplémentaires de l’Education prioritaire…

CE QU’ELLE A DIT :
Le 28 novembre, à la veille de la 4ème journée de grève à l’appel du collectif "Touche pas ma ZEP", la Ministre a publié un nouveau communiqué de presse. Elle y évoque "le « maintien de tous les moyens supplémentaires dont bénéficient les lycées de l’éducation prioritaire", ce que sa cheffe de cabinet avait déjà évoqué dans un courrier adressé le 13 septembre aux enseignants du lycée Joliot-Curie, à la suite de leur grève d’une semaine à la rentrée : "les critères d’allocation de moyens pour les lycées en éducation prioritaire ne sont nullement remis en cause".

POURQUOI C’EST FAUX :
Les lycées en éducation prioritaire n’existent plus réglementairement depuis longtemps (voir point 1). On ne voit donc pas bien quels sont les moyens supplémentaires dont bénéficieraient les lycées de l’éducation prioritaire ! On ne voit pas non plus comment maintenir quelque chose qui n’existe plus…

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Sur le calendrier de la réforme de l’Education prioritaire en lycée…

CE QU’ELLE A DIT :
Dans son communiqué du 28 novembre, la Ministre écrit que "Si, conformément à la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, la réforme de l’éducation prioritaire menée pendant ce quinquennat a d’abord concerné les réseaux écoles-collèges, il a constamment été rappelé que les lycées seront à leur tour concernés par une telle réforme".
D’autre part, le 30 novembre, en réponse à une question au gouvernement, la Ministre déclare "Alors la question se pose aujourd’hui pour les lycées en éducation prioritaire, nous avons toujours dit que c’était la prochaine étape et nous le ferons au début du prochain quinquennat, j’en prends l’engagement."
Le Ministère aurait donc toujours annoncé que la réforme pour les lycées aurait lieu après la présidentielle de 2017.

POURQUOI C’EST FAUX :
D’une part, la Ministre a longtemps affirmé que l’éducation prioritaire s’arrêtait à la scolarité obligatoire (voir point n°1).
D’autre part, la publication de la carte des lycées en Education prioritaire a été annoncée officiellement en 2014 par Vincent Peillon, alors Ministre de l’éducation nationale, qui réagissait – déjà ! – à la mobilisation des lycées qui demandaient à intégrer l’éducation prioritaire. Dans une lettre du 20 février 2014 au Secrétaire général du SE-UNSA, le directeur adjoint du cabinet de Vincent Peillon écrivait "Dans le cadre de la future cartographie qui sera établie pour la rentrée 2015, des lycées, y compris des lycées professionnels, pourront être classés en éducation prioritaire même s’ils ne sont pas en réseaux, à condition, toutefois, de correspondre aux indicateurs sociaux et économiques mis en place."
En repoussant la publication d’une carte pour les lycées au prochain quinquennat, Najat Vallaud-Belkacem est loin des engagements pris par son Ministère il y a de cela plus de deux ans !

Sur la mobilisation des enseignants…

CE QU’ELLE A DIT
Le 29 septembre avait lieu la deuxième journée de grève à l’appel du collectif "Touche pas ma ZEP". Le lendemain, à savoir le 30 septembre, Mme la ministre de l’Education nationale déclarait dans un communiqué officiel que les "inquiétudes" étaient "infondées".
Le 2 novembre pourtant, Najat Vallaud-Belkacem semble avoir changé d’avis ; elle déclare devant les parlementaires que "à juste titre, les enseignants qui sont dans les lycées qui ont vocation à être dans l’éducation prioritaire réclament de bénéficier des mêmes moyens, des mêmes accompagnements que leurs collègues des collèges et ils ont bien raison et donc il faudra faire cette réforme des lycées de l’éducation prioritaire aussi. "
Dans un tweet du 5 décembre, elle déclare que "les personnels de l’éducation prioritaire sont l’honneur de la République. Ils ont tout mon soutien."

POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUE
La Ministre ne sait plus quoi inventer pour désamorcer cette mobilisation des lycées ex-éducation prioritaire qui met à mal sa communication sur "l’école, notre priorité". Les approximations, contradictions et contre-vérités témoignent de sa fébrilité.
Pourtant, elle dispose d’un moyen simple pour montrer que l’école est vraiment sa priorité : il lui suffit de répondre aux revendications du collectif "touche pas ma ZEP" et de publier une carte élargie de lycées en éducation prioritaire avec un label garantissant des moyens pérennes (effectifs par classe limités, maintien des dédoublements et de tous les projets, vie scolaire…) et le maintien définitif des indemnités et des bonifications pour les mutations.
Les lycées mobilisés et le collectif n’ont jamais été reçus par la ministre ou même un membre de son cabinet malgré de multiples demandes d’audience envoyées depuis la rentrée.
Le collectif "Touche pas ma ZEP" lui a donc lancé un ultimatum à ce propos : pas de carte avant 2017, pas de rentrée en janvier. Il lui reste donc 23 jours pour apporter enfin une réponse claire et satisfaisante. Cela fait plus de deux ans que la publication de cette carte a été promise par le Ministère : il est temps de passer des paroles aux actes.

Communiqué de presse du collectif "Touche pas ma ZEP" - Lundi 28/11 Madame la Ministre, le compte n’y est pas ! Toutes et tous en grève Mardi 29/11.

Depuis plusieurs mois maintenant les enseignants mobilisés du collectif "touche pas ma ZEP" réclament la publication d’une carte élargie des lycées en éducation prioritaire avec un label commun donnant des garanties en termes de moyens pour les élèves (effectifs par classe, dédoublements, vie scolaire...) et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels (indemnités, droit à la mutation...) à même de stabiliser les équipes.

Après la première journée de grève, le 29/09, le Ministère annonçait la prorogation des indemnités ZEP pour deux ans. Après la seconde journée de grève, le 11/10, il faisait paraître un décret annonçant le maintien des bonifications spécifiques pour les mutations là aussi pour deux ans. Mais ces annonces ont été jugées insuffisantes à double titre. D’une part, elles relèvent d’une "clause de sauvegarde". Cette expression du Ministère a été forgée lors de la refondation de l’éducation prioritaire dans les écoles et collèges pour accompagner la sortie de certains établissements de la liste des REP et REP+. Son utilisation pour les lycées revient donc à signifier leur sortie programmée de l’éducation prioritaire, ce que nous ne saurions accepter. D’autre part, ces annonces laissent de côté la principale demande du collectif "touche pas ma ZEP", à savoir la garantie des moyens nécessaires pour faire réussir les élèves.

Or, à la veille d’une grève qui s’annonce extrêmement suivie et face à un mouvement qui ne cesse de s’étendre comme en atteste le fait que 87 lycées de 14 académies aient signé l’appel "touche pas ma ZEP" et qu’une intersyndicale nationale se soit constituée, le Ministère vient ce lundi de faire de nouvelles annonces.

Elle prévoit en effet d’attribuer 450 postes nouveaux à la rentrée 2017. Mais ces annonces demeurent très éloignées des revendications du collectif. D’abord, dans un contexte de démographie en hausse, une partie de ces postes ne servirait qu’à absorber le surplus d’élèves qui arrivent en lycée. De plus, cette annonce demeure très opaque puisqu’en l’absence de tout classement reposant sur des critères clairs, rien n’indique si ce nombre de postes correspond aux besoins réels ni comment ces moyens seront répartis, notamment dans certains établissements n’ayant à ce jour aucun label d’Éducation Prioritaire alors même que les conditions sociales et scolaires qui les caractérisent devraient ouvrir droit à des moyens supplémentaires. Enfin, cette annonce ne concerne que la rentrée 2017. Après cette date, aucune garantie sur les moyens et donc sur les effectifs limités par classe, sur le maintien des cours en demi-groupe, des projets, etc., autant de conditions essentielles à la réussite de nos élèves.

Quant aux annonces sur les indemnités et les mutations, la Ministre présente comme une nouveauté ce qu’elle a déjà annoncé il y a de cela un mois face à l’ampleur du mouvement actuel. De plus, ces garanties ne sont que très provisoires puisqu’elles relèvent d’une clause de sauvegarde et sont donc vouées à disparaître à très court terme.

Enfin, la déclaration de la Ministre selon laquelle "les moyens devraient être prolongés le temps que soit construite dans la concertation une nouvelle cartographie" est totalement inacceptable. Le collectif "touche pas ma ZEP" demande la publication avant 2017 d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées. Contrairement aux allégations de la Ministre, la publication de cette carte est crédible à plus d’un titre.
Elle est techniquement possible car la carte des collèges REP et REP+ a été construite en deux mois en 2014.
Elle est légitime puisque l’annonce de la publication d’une carte pour les lycées date des assises de l’éducation prioritaire de 2014 (Vincent Peillon). Cela fait donc plus de deux ans que nous attendons sagement !

Le collectif "touche pas ma ZEP" continuera donc de se mobiliser pour obtenir des annonces sérieuses et crédibles de la part du Ministère. Rappel des revendications…

Demain, mardi 29/11, nous serons massivement en grève et nous continuerons de pointer les contradictions d’un Ministère qui prétend partout faire de l’éducation sa priorité et qui organise dans le même temps la destruction programmée de l’éducation prioritaire pour les lycées, abandonnant ainsi la jeunesse des quartiers populaires…

Contacts presse :
Lucas Francheteau (lycée Joliot-Curie de Nanterre) : 06 83 02 81 30
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http://www.tpamz.levillage.org Twitter : @tpamz Page facebook : touchepasmazep

Communiqué de presse du collectif "Touche pas ma ZEP" - Vendredi 25 novembre Nouvelle grève le mardi 29 novembre Les lycées ZEP plus que jamais mobilisés

La journée de grève et de manifestation du 17 novembre a constitué une nouvelle étape dans l’extension du mouvement "touche pas ma ZEP". L’appel du collectif "Touche Pas Ma ZEP" compte désormais 86 lycées signataires dans 14 académies (Aix-Marseille, Amiens, Bordeaux, Créteil, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy-Metz, Orléans-Tours, Paris, Rouen, Toulouse et Versailles).

Malgré des taux de grévistes très élevés et près de 1 500 manifestants à Paris, Dreux et Marseille, le Ministère n’a toujours pas apporté de réponse satisfaisante aux revendications du collectif. Les représentants du Ministère qui ont reçu la délégation n’ont apporté aucune réponse. Ils se sont bornés à relayer la communication actuelle de la Ministre devant les Parlementaires, à savoir que les professeurs avaient raison de demander que les lycées restent dans l’éducation prioritaire et que le sujet serait traité après 2017 lors d’un deuxième quinquennat. Ils ont ajouté que la construction d’une carte de l’éducation prioritaire en lycées ne pouvait techniquement se faire en 6 mois, alors qu’il n’a fallu que deux mois pour construire la carte des collèges en 2014 !

Une quatrième journée de grève et de manifestation aura donc lieu ce mardi 29 novembre à l’appel du collectif "Touche Pas à Ma ZEP".
Pour la première fois, une intersyndicale nationale (CGT, FO, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SUD) a également lancé un appel unitaire à la grève dans les établissements de l’éducation prioritaire. Une nouvelle demande d’audience auprès du Ministère a été envoyée par l’ensemble des lycées mobilisés.

Les enseignants mobilisés continuent d’exiger la publication d’une carte élargie des lycées en éducation prioritaire avec garantie de moyens pérennes - permettant la baisse des effectifs et un nombre conséquent de cours en demi-groupes et de projets, le maintien des indemnités et bonifications spécifiques pour tous les personnels de ces lycées (y compris pour les personnels nouvellement affectés).

La manifestation partira à 10h de la place Edmond Michelet (Beaubourg) à destination de République.

Plusieurs idées d’animations visuelles de la manifestation ont émergé :
Un happening sous forme de conte dans lequel la fée Najat viendra sauver les professeurs des griffes de Pierre Bourdieu. La sociologie a tort : les élèves de milieux populaires n’ont pas besoin d’être particulièrement soutenus pour réussir au lycée !
Nos lycées accueillent des élèves le plus souvent issus de milieux populaires et des collèges classés REP et REP+. Faire réussir nos élèves tout en sortant de l’éducation prioritaire relève de la magie. Les professeurs seront donc déguisés en magicien !
Najat Vallaud-Belkcaem a sauvé l’éducation prioritaire, grâce à une réforme REP/REP+ géniale qui a permis de résoudre tous les problèmes. L’éducation prioritaire au lycée devient donc inutile. Qu’elle en soit remerciée ! Des portraits et des slogans favorables à la Ministre seront donc lancés.

Une AG inter-établissements aura lieu à 13h à la Bourse du travail de République au cours de laquelle les enseignants mobilisés décideront de la suite du mouvement.

D’autres informations sur le site internet et la page facebook. le compte Twitter commun de la mobilisation @tpamz : https://twitter.com/tpamz

Contacts presse :
David Pijoan (Lycée Guy de Maupassant de Colombes) : 06 52 14 48 78
Lucas Francheteau (lycée Joliot-Curie de Nanterre) : 06 83 02 81 30
Rafikha Bettayeb (lycée de Prony d’Asnières) : 06 27 19 67 19
Alexandre Mares (lycée Jean-Jaurès d’ Argenteuil) : 06 85 74 61 59
Nicolas Kemoun (lycée Guy de Maupassant de Colombes) : 01 47 82 98 18

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