Nouveau courrier du collectif "Touche pas ma ZEP" pour la sauvegarde de l’éducation prioritaire en lycée aux organisations syndicales nationales

, par  touchepasmazep , popularité : 6%
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Aux syndicats nationaux ou fédérations nationales SGEN-CFDT, CGT Educ’action, CNT-SO, SIES-FAEN, SNFOLC, SNETAA-FO, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, FSU, SUD Education et UNL

Bonsoir,

Vous n’êtes pas sans savoir que depuis cette rentrée un appel, “Touche pas ma ZEP !” a été créé. Cet appel regroupe les établissements mobilisés pour la sauvegarde de l’éducation prioritaire en lycée.

Cet appel est ouvert à la signature collective des lycées relevant de l’éducation prioritaire (ou qui devraient l’être), mais aussi dès le départ au soutien d’organisations syndicales, d’écoles et de collèges REP et REP+, et d’associations de parents d’élèves. Il a d’abord regroupé des établissements de la région parisienne et a été rejoint par des lycées d’autres académies. Les premiers signataires de l’appel comptent à cette date pas moins de 73 lycées mobilisés dans 11 académies (Aix-Marseille, Amiens, Bordeaux, Créteil, Grenoble, Lille, Montpellier, Nancy-Metz, Orléans-Tours, Toulouse et Versailles), pour la plupart concentrés dans l’Ile-de-France, les Bouches-du-Rhône et l’Eure-et-Loir.
Cet appel a reçu le soutien des sections syndicales des établissements concernés (qui avaient notamment soutenu la demande d’audience collective du 29 septembre auprès de la ministre que chaque lycée avait transmise par la voie hiérarchique) mais aussi de sections départementales, académiques ou nationales.
A cette date, notre appel a ainsi déjà reçu le soutien de l’UNSEN CGT Educ’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, UNL... mais aussi d’associations locales de parents d’élèves (FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux et Villeneuve-la-Garenne (92).

Par ailleurs, nous avons déjà mené deux journées de grève communes aux lycées mobilisés les 29 septembre et 11 octobre derniers. La prochaine journée de grève et manifestation aura lieu ce jeudi 17 novembre 2016.
Ces initiatives ont d’abord reçu le soutien de l’intersyndicale académique de Versailles (CGT Educ’action, SNFOLC et SNETAA-FO, SNEP-FSU, SNES-FSU et SNUEP-FSU et SUD éducation) puis de celle d’Aix-Marseille (SNES-FSU, CGT Educ’action, Sud Education, SNETAA FO, SN FO LC, SGEN CFDT, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CNT-SO, SIAES-FAEN). Une délégation mixte composée de représentants des lycées mobilisés et de l’intersyndicale (CGT Educ’action, SNFOLC pour FO, SNES pour la FSU et SUD éducation) a même été reçue au ministère jeudi 29 septembre. De plus, ce jeudi 10 novembre, pour la première fois, une intersyndicale Région Parisienne (CGT Educ’action, SNFOLC et SNETAA-FO, SNEP-FSU, SNES-FSU et SNUEP-FSU et SUD éducation) regroupant les académies de Créteil, Paris et Versailles a décidé, comme celle d’Aix-Marseille, d’appeler à la grève du 17 novembre pour l’éducation prioritaire en lycée. Le SGEN-CFDT Versailles appelle également à la grève.
Pour ce qui est des organisations syndicales nationales, l’UNSEN-CGT et la fédération SUD Education appellent d’ores et déjà à la grève le 17 novembre et le SNES-FSU a relayé dans un communiqué national l’appel à la grève inter-académique de ses sections d’Aix-Marseille, Créteil, Paris et Versailles.

Ces appels (inter)syndicaux rejoignent notre analyse sur la position actuelle du ministère : dans plusieurs courriers, la ministre Najat Vallaud-Belkacem avait bel et bien “acté” “la sortie des lycées de l’éducation prioritaire”. Par la suite, le 30 septembre, dans un communiqué répondant à notre première journée de mobilisation et annonçant la prolongation de deux ans de la clause de sauvegarde concernant notre régime indemnitaire spécifique (décret présenté en CTM le 5 octobre), le ministère affirmait que nos “inquiétudes” étaient “infondées”.
Mais, face à la montée et à l’extension de la mobilisation, la ministre assure maintenant* que “les enseignants des lycées qui ont vocation à être dans l’éducation prioritaire” ont “bien raison” quand ils réclament “à juste titre” “les mêmes moyens, les mêmes accompagnements que leurs collègues des collèges” et qu’”il faudra faire cette réforme des lycées de l’éducation prioritaire”... Si ce changement complet d’attitude est évidemment une avancée, aucune réponse pérenne et factuelle ne nous a été apportée puisque la ministre fixe cette réforme, attendue pourtant depuis 2015, comme un des objectifs du… prochain quinquennat !

Il est en tout cas plus que jamais évident que la disparition programmée de l’éducation prioritaire en lycée ne relève pas de questions locales ou académiques et l’élaboration d’une carte élargie de l’éducation prioritaire en lycée nécessite évidemment une réponse ministérielle.

C’est pourquoi nous vous sollicitons aujourd’hui, si ce n’est déjà fait, pour appeler à la grève nationalement ce jeudi 17 novembre et pour soutenir, comme l’ont déjà fait certaines de vos sections locales (d’établissement, départementale ou académique), l’appel “Touche pas ma ZEP !”.

La mise en place d’une intersyndicale nationale sur cette question de l’éducation prioritaire en lycée serait évidemment positive pour le mouvement. Elle pourrait commencer par un appel unitaire à la grève le 17 novembre accompagné (comme l’a fait l’intersyndicale Région Parisienne) d’une demande d’audience collective auprès de la ministre avec des représentants des lycées mobilisés. Elle permettrait d’informer plus largement les collègues qui ne sont pas encore au courant de la situation, d’amplifier la mobilisation et de peser vis-à-vis du ministère. Elle pourrait également décider de la signature de l’appel “ Touche pas ma ZEP !”.

Quelles que soient vos réponses, nous vous invitons à participer à nos prochaines AG dès ce jeudi 17 novembre (détails sur notre site et notre page facebook). Les journées précédentes ont été un succès de mobilisation. Il nous paraît donc important de discuter ensemble des suites du mouvement.

Bien cordialement,

Le collectif "Touche pas ma ZEP !"

*propos tenus devant la commission des affaires culturelles et de l’éducation et la commission des finances de l’Assemblée Nationale le 3 novembre 2016

PJ : l’appel “Touche pas ma ZEP !” avec liste de signataires à jour (10 novembre)

Les liens pour nous contacter :

- Pour soutenir l’appel en tant qu’une organisation syndicale (ce lien permet aussi de signer collectivement en tant que lycée mobilisé, vous pouvez donc le diffuser largement) :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSex7gpOSpyLAS-Mt4iPlEouhX9yDqRuIdPX-ySiGF6HDzQfyQ/viewform

- Pour suivre la mobilisation :

http://www.tpamz.levillage.org

https://www.facebook.com/touchepasmazep/

compte Twitter commun de la mobilisation @tpamz : https://twitter.com/tpamz

Appel à tous les personnels des lycées en éducation prioritaire
“Touche pas ma ZEP !”

Loin de la com’ ministérielle sur une pseudo volonté de revitaliser l’éducation prioritaire, les décisions se succèdent qui signent sa destruction programmée. Les collèges et les écoles sont nombreux à découvrir des moyens en forte baisse par rapport à la rentrée 2015 alors même qu’ils ont conservé le label REP : "REP+ = Rien En Plus !".

Quant aux lycées, après avoir sans cesse repoussé la publication d’une liste des lycées maintenus en éducation prioritaire, Najat Valaud-Belkacem vient dans un récent courrier* au député d’Asnières-sur-Seine Sébastien Piétrasanta d’annoncer leur sortie de tout dispositif dès 2017, y compris pour les lycées professionnels.

L’argument avancé par la ministre est celui de la priorité donnée à la scolarité obligatoire dans la refondation de l’éducation prioritaire. Pourtant le ministère continue bien d’afficher comme un de ses objectifs principaux d’en finir avec les 150000 jeunes sortants chaque année sans diplôme du système scolaire. Or la difficulté scolaire ne s’arrête pas à 14 ans ! Comment expliquer alors la décision de supprimer en lycée les moyens supplémentaires liés à l’éducation prioritaire ?

La première conséquence sera la dégradation des conditions d’enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d’élèves issus de milieux défavorisés : hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre d’options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.
Par ailleurs, les personnels perdront leur prime ZEP et leurs bonifications pour les mutations. Cette dégradation des conditions d’enseignement et de la rémunération entraînera une rotation accrue des équipes pédagogiques mettant en péril le travail en équipes essentiel à la réussite des élèves dans ce type d’établissement.

Nous contestons la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire. Nous exigeons la mise en place d’un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d’effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.

Plusieurs lycées ont déjà décidé de se mettre en grève dès la rentrée 2016 si des engagements fermes n’étaient pas pris par le ministère.

Premiers signataires : les personnels mobilisés des lycées Joliot-Curie, Paul Langevin, Louise Michel et Claude Chappe de Nanterre (92), Prony d’Asnières-sur-Seine (92), Léonard de Vinci de Bagneux (92), Guy de Maupassant, Anatole France et Claude Garamont de Colombes (92), Galilée de Gennevilliers (92), Michel-Ange et Charles Petiet de Villeneuve-la-Garenne (92), La Tournelle de La Garenne-Colombes (92), René Auffray de Clichy-la-Garenne (92), Maurice Genevoix de Montrouge (92), Paul Painlevé de Courbevoie (92), Jean Zay d’Aulnay-sous-Bois (93), Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine (93), Jacques Brel de La Courneuve (93), Marcel Cachin de Saint-Ouen (93), Maurice Utrillo de Stains (93), Jean Rostand de Villepinte (93), Louise Michel de Bobigny (93), Paul Eluard de Saint-Denis (93), Eugène Delacroix de Drancy (93), Blaise Cendrars de Sevran (93), Germaine Tillion du Bourget (93), Wolfang Amadeus Mozart Le Blanc-Mesnil (93), Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), Arago de Villeneuve-St-Georges (94), Champlain de Chennevières-sur-Marne (94), Armand Guillaumin d’Orly (94), Honoré-de-Balzac de Mitry-Mory (94), Jules Michelet de Fontenay-sous-Bois (94), Nadia et Fernand Léger, Jean Jaurès, Julie-Victoire Daubié et George Braque d’Argenteuil (95), Simone de Beauvoir et Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (95), Romain Rolland de Goussainville (95), Jean-Jacques Rousseau et de la Tourelle de Sarcelles (95), de Bezons (95), Pierre Mendès-France de Villiers-le-Bel (95), Charles Baudelaire de Fosses (95), Edmond Rostand de Saint-Ouen l’Aumône (95), Maurice Eliot d’Épinay-sous-Sénart (91), Pierre Mendès-France de Ris-Orangis (91), Charles Baudelaire et Auguste Perret d’Evry (91), Robert Doisneau de Corbeil-Essones (91), Jean Rostand de Mantes-la-Jolie (78), Camille Claudel de Mantes-la-Ville (78), André Malraux de Montataire (60), Romain Rolland d’Amiens (80), Blaise Pascal de Forbach (57), Louis Armand de Chambéry (73), Gaston Darboux de Nîmes (30), Toulouse-Lautrec de Toulouse (31), Charles Mongrand de Port-de-Bouc (13), Victor Hugo, Frédéric Mistral, Camille Jullian, Saint-Exupéry, la Viste, l’Estaque et Denis Diderot de Marseille (13), Edouard Branly et Maurice Viollette de Dreux (28), Jean Moulin de Roubaix (59), Elie Faure de Lormont (33)…

Avec le soutien des personnels mobilisés en Réseau d’Education Prioritaire (REP/REP+) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS) des collèges Moulin-Joly, Jean-Baptiste Clément et Gay-Lussac de Colombes (92), Romain Rolland de Bagneux (92), les Sablons de Viry Chatillon (91), St-Exépury de Villiers-le-Bel (95), Voltaire de Sarcelles (95), Henri matisse de Garges-lès-Gonesse (95), Marcel Pagnol de St-Ouen l’Aumône (95), Elsa Triolet de St-Denis (93), Barbara de Stains (93), Vercors de Grenoble (38), de l’école maternelle Henri Wallon de Gennevilliers (92), des écoles élémentaires Jacques Decour A et B de Nanterre (92), de l’école maternelle Jacques Decour de Nanterre...

Avec le soutien de : UNSEN CGT Educ’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, UNL, FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne (92)...

*La ministre répondait dans ce courrier en date du 27 avril 2016 au député qui relayait l’inquiétude des collègues du lycée professionnel Prony d’Asnières-sur-Seine (92) anciennement classé ZEP.

http://www.tpamz.levillage.org Twitter : @tpamz Page facebook : touchepasmazep

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