ARCHIVES (01/10) : Adresse de l’appel "Touche pas ma ZEP !" aux organisations syndicales nationales CGTéduc’action, SNFOLC, SNETAA-FO, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, FSU, SUDéducation et UNL

, par  touchepasmazep , popularité : 5%

Courrier en date du 1er octobre. La liste des signataires et des soutiens syndicaux de ce courrier n’est donc pas à jour puisqu’elle s’est rallongée depuis :

notre appel est déjà soutenu par UNSEN CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, UNL, FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne (92)...

"Aux syndicats nationaux ou fédérations nationales CGTéduc’action, SNFOLC, SNETAA-FO, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, FSU, SUDéducation et UNL

Bonjour,

Vous n’êtes pas sans savoir que depuis cette rentrée un appel, "Touche pas ma ZEP", qui regroupe les établissements mobilisés pour la sauvegarde de l’éducation prioritaire en lycée est en cours de constitution.

Cet appel est ouvert à la signature collective des lycées relevant de l’éducation prioritaire (ou qui devraient l’être), mais aussi dès le départ au soutien d’organisations syndicales ou d’associations de parents d’élèves. Il a d’abord regroupé des établissements de la région parisienne et a été rejoint récemment par deux lycées de l’académie d’Amiens, un de l’académie de Nancy-Metz et encore un autre de l’académie d’Aix-Marseille. Les tous premiers signataires de l’appel comptent à cette date pas moins de 42 lycées mobilisés (voir ci-dessous et en PJ).

Cet appel a reçu le soutien des sections syndicales des établissements concernés (qui ont notamment soutenu la demande d’audience collective auprès de la ministre que chaque lycée a transmise par la voie hiérarchique) mais aussi de sections départementales ou académiques.

A cette date, notre appel a ainsi déjà reçu le soutien de CGT éduc’action Créteil et Versailles, SNEP-FSU Versailles, SNES-FSU 92, SNUEP-FSU Versailles, SUD éducation, UNL Ile-de-France mais aussi d’associations locales de parents d’élèves (FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux et Villeneuve-la-Garenne (92).

Par ailleurs, lors de notre réunion du 16/09 à la bourse de travail de République à Paris, nous avons décidé d’appeler à une première journée de grève commune des lycées mobilisés aujourd’hui 29 septembre. Cette initiative a immédiatement reçu le soutien de l’intersyndicale académique de Versailles CGTéduc’action, SNFOLC et SNETAA-FO, SNEP-FSU, SNES-FSU et SNUEP-FSU et SUDéducation qui a fait parvenir par communiqué une demande d’audience pour le même jour (voir appel en PJ où le logo du SNUEP a été oublié lors de la mise en page).
Cet appel intersyndical rejoint notre analyse sur la position actuelle du ministère : dans plusieurs courriers, la ministre Najat Vallaud-Belkacem a "acté" "la sortie des lycées de l’éducation prioritaire".

Or la disparition programmée de l’éducation prioritaire en lycée ne relève pas de questions locales ou académiques et l’élaboration d’une carte élargie de l’éducation prioritaire en lycée nécessite évidemment une réponse ministérielle. C’est pourquoi nous vous sollicitons aujourd’hui pour soutenir, comme l’ont déjà fait vos sections locales (d’établissement, départementale ou académique), l’appel "Touche pas ma ZEP".

Quelque soit votre réponse, nous vous invitons à participer à la prochaine AG de coordination des lycées mobilisés en envoyant un (ou plusieurs) représentant(s) lundi 3 octobre à 18h, à la bourse du travail de Paris (3, rue Château d’eau) (salle Pelloutier). La journée du 29 septembre a été un succès de mobilisation, une délégation mixte composée de représentants des lycées mobilisés et de l’intersyndicale (CGTéduc’action, SNFOLC pour FO, SNES pour la FSU et SUD éducation) a d’ailleurs été reçue au ministère. Il nous paraît donc important de discuter ensemble des suites de l’action pour amplifier le mouvement en cours

Cordialement,

les personnels mobilisés autour de l’appel "Touche pas ma ZEP"

PS : nous venons, à plusieurs demandes d’enseignants en collège qui nous envoient leurs élèves et qui souhaitaient exprimer leur solidarité, d’ouvrir l’appel au soutien des écoles ou collèges REP/REP+ ou anciennement RRS.

Appel à tous les personnels des lycées en éducation prioritaire
“Touche pas ma ZEP !”

Loin de la com’ ministérielle sur une pseudo volonté de revitaliser l’éducation prioritaire, les décisions se succèdent qui signent sa destruction programmée. Les collèges et les écoles sont nombreux à découvrir des moyens en forte baisse par rapport à la rentrée 2015 alors même qu’ils ont conservé le label REP : "REP+ = Rien En Plus !".

Quant aux lycées, après avoir sans cesse repoussé la publication d’une liste des lycées maintenus en éducation prioritaire, Najat Valaud-Belkacem vient dans un récent courrier* au député d’Asnières-sur-Seine Sébastien Piétrasanta d’annoncer leur sortie de tout dispositif dès 2017, y compris pour les lycées professionnels.

L’argument avancé par la ministre est celui de la priorité donnée à la scolarité obligatoire dans la refondation de l’éducation prioritaire. Pourtant le ministère continue bien d’afficher comme un de ses objectifs principaux d’en finir avec les 150000 jeunes sortants chaque année sans diplôme du système scolaire. Or la difficulté scolaire ne s’arrête pas à 14 ans ! Comment expliquer alors la décision de supprimer en lycée les moyens supplémentaires liés à l’éducation prioritaire ?

La première conséquence sera la dégradation des conditions d’enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d’élèves issus de milieux défavorisés : hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre d’options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.
Par ailleurs, les personnels perdront leur prime ZEP et leurs bonifications pour les mutations. Cette dégradation des conditions d’enseignement et de la rémunération entraînera une rotation accrue des équipes pédagogiques mettant en péril le travail en équipes essentiel à la réussite des élèves dans ce type d’établissement.

Nous contestons la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire. Nous exigeons la mise en place d’un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d’effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.

Plusieurs lycées ont déjà décidé de se mettre en grève dès la rentrée 2016 si des engagements fermes n’étaient pas pris par le ministère.

Premiers signataires : les personnels mobilisés des lycées Joliot-Curie, Paul Langevin, Louise Michel et Claude Chappe de Nanterre (92), Prony d’Asnières-sur-Seine (92), Léonard de Vinci de Bagneux (92), Guy de Maupassant et Claude Garamont de Colombes (92), Galilée de Gennevilliers (92), Michel-Ange et Charles Petiet de Villeneuve-la-Garenne (92), La Tournelle de La Garenne-Colombes (92), René Auffray de Clichy-la-Garenne (92), Maurice Genevoix de Montrouge (92), Jean Zay d’Aulnay-sous-Bois (93), Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine (93), Jacques Brel de La Courneuve (93), Marcel Cachin de Saint-Ouen (93), Maurice Utrillo de Stains (93), Jean Rostand de Villepinte (93), Louise Michel de Bobigny (93), Paul Eluard de Saint-Denis (93), Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), Arago de Villeneuve-St-Georges (94), Nadia et Fernand Léger, Jean Jaurès, George Braque et Cognacq-Jay d’Argenteuil (95), Simone de Beauvoir et Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (95), Romain Rolland de Goussainville (95), Jean-Jacques Rousseau et de la Tourelle de Sarcelles (95), de Bezons (95), Maurice Eliot d’Épinay-sous-Sénart (91), Pierre Mendès-France de Ris-Orangis (91), Jean Rostand de Mantes-la-Jolie (78), André Malraux de Montataire (60), Romain Rolland d’Amiens (80), Blaise Pascal de Forbach (57), Charles Mongrand de Port-de-Bouc (13)…

Avec le soutien des personnels mobilisés en Réseau d’Education Prioritaire (REP/REP+) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS) du collège Moulin-Joly de Colombes (92), du collège les Sablons de Viry Chatillon (91), du collège Jean-Baptiste Clément de Colombes, du collège Vercors de Grenoble (38), du collège St Exépury de Villiers-le-Bel (95)...

Avec le soutien de : CGT éduc’action Créteil et Versailles, UD CGT 92, SNEP-FSU Versailles, SNES-FSU 92, SNUEP-FSU Versailles, SUD éducation, UNL Ile-de-France, FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux et Villeneuve-la-Garenne (92)...

*La ministre répondait dans ce courrier en date du 27 avril 2016 au député qui relayait l’inquiétude des collègues du lycée professionnel Prony d’Asnières-sur-Seine (92) anciennement classé ZEP."