Communiqué de presse du collectif « Touche pas ma ZEP ! » - Mercredi 12/10

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Communiqué de presse du collectif « Touche pas ma ZEP ! » - Mercredi 12/10

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Journée de grève du 11/10 :
la mobilisation pour l’Education Prioritaire en lycée touche l’ensemble de la banlieue parisienne et s’étend au plan national !

Après la réussite de la mobilisation du jeudi 29 septembre, le mardi 11 octobre 2016 s’est déroulée la deuxième grande journée d’actions et de mobilisation nationale des lycées du collectif « Touche pas ma ZEP », qui rassemble aujourd’hui 58 établissements mobilisés de 9 académies (Aix-Marseille, Amiens, Créteil, Grenoble, Montpellier, Nancy-Metz, Orléans-Tours, Toulouse et Versailles). Ces lycées relèvent de l’Education Prioritaire ou devraient légitimement en relever. Notre mouvement est soutenu et relayé par les intersyndicales académiques de Versailles, Créteil et Aix-Marseille, ainsi que par des organisations syndicales nationales enseignantes et lycéennes (voir Appel avec liste à jour des signataires en PJ).
Cette journée fut à nouveau un succès, par son ampleur :

- davantage de lycées mobilisés en Ile de France, notamment dans les départements du 93 et du 94 (Académie de Créteil), du 91 et du 78 (Académie de Versailles) ; à Créteil, par exemple, la grève a cette fois-ci touché, en plus de Stains déjà présent le 29/09, des lycées d’Aulnay, St Denis, Epinay, Drancy, la Courneuve et Aubervilliers (93), ainsi que Champigny-sur-Marne (94). Les départements du 92 et du 95, fortement représentés le 29 septembre, restent toujours très impliqués dans le mouvement, avec des taux de grévistes allant jusqu’à 70 ou 80% dans certains lycées, et des lycéens impliqués qui se sont à nouveau joints à leurs enseignants ; la grève aura donc touché toute la banlieue parisienne ;
- davantage d’académies concernées : Aix-Marseille, avec un taux important de grévistes au lycée Victor Hugo (66%) et au lycée Saint-Exupéry (13) ; Orléans-Tours, avec la venue à Paris des grévistes du lycée Branly de Dreux (28) (75% de grévistes) ;
- davantage d’enseignants présents lors du rassemblement parisien, et des taux de grévistes toujours aussi importants.

Pour la première fois, la grève a donc débordé la région parisienne, notamment à Dreux (28) ou à Marseille (13). La question de la disparition programmée de l’Education Prioritaire en lycée est bel et bien, désormais, une question nationale.

De nombreuses actions ont été menées depuis la veille, dans plusieurs académies :

* Le lundi 10 au soir, plusieurs lycées de la Région parisienne (Nanterre (92), Stains (95)…) ont été occupés par les enseignants.
* A 9h ce mardi matin, les enseignants mobilisés du lycée Victor Hugo et du lycée Saint-Exupéry de Marseille ont tenu une conférence de presse commune devant le lycée Victor Hugo. Ils se sont adressés à La Provence, Marsactu, La Marseillaise et France 3, avant de se rendre en délégation au Rectorat à 10h30, soutenus par les organisations syndicales (SNES, Sud, CGT, FO) et les fédérations de parents d’élèves. Ils ont été reçus par le secrétaire général du Recteur et l’IPR (Inspecteur Régional) chargé de l’Education Prioritaire, à qui ils ont remis une pétition signée par une centaine d’enseignants. Evoquant la colère qui gagne les établissements de l’Académie, il leur a été répondu qu’une nouvelle carte de l’Education Prioritaire serait « certainement dévoilée à l’issue de la période de transition », soit 2019, une réponse qui n’engage évidemment à rien et ne fait que repousser l’échéance.
* A 11h, les enseignants des trois lycées mobilisés de Nanterre sont allés manifester leur mécontentement devant la Préfecture.
* Dans la matinée, une centaine d’enseignants et de parents d’élèves des lycées de Garges, Sarcelles, Goussainville et Argenteuil (95) ont occupé les locaux de la mairie de Garges-lès-Gonesse pour protester contre la suppression de l’Education Prioritaire dans leurs lycées et faire réagir ainsi les élus de leur département, afin qu’ils soutiennent le mouvement.

* A 14h, plus de 500 enseignants et élèves représentant une quarantaine de délégations d’établissements des Académies de Versailles (78, 91, 92, 95) et de Créteil (93, 94), mais aussi de Dreux (Académie d’Orléans-Tours) – délégation qui avait tenu à faire le déplacement pour prouver sa détermination –, avec le soutien des organisations syndicales (CGT, SUD, FO, SNES, SNEP, SNUEP-FSU), ont défilé depuis la place Le Corbusier (Métro Sèvres-Babylone) jusqu’à la rue de Grenelle. Ils se sont rassemblés longuement, pour souligner à nouveau les contradictions du gouvernement qui abandonne sa jeunesse « prioritaire » en laissant sciemment s’accroître les inégalités scolaires. Scandant à nouveau des slogans réclamant « un même droit à l’éducation » pour « tous les quartiers et toutes les régions », ils ont accusé la ministre de l’Education nationale Mme Najat Vallaud-Belkacem de continuer à mentir et de « casser » l’éducation en refusant de mettre en place une carte élargie de l’Education Prioritaire pour les lycées. Puis ils ont renouvelé en chœur leur « J’ACCUSE ! » pour « exiger la justice et l’égalité des chances », assurant le Président de leur « respect », « aussi grand que l’est » leur « déception ».

Les enseignants rassemblés se sont néanmoins heurtés une nouvelle fois au mépris et à l’indifférence de Mme la Ministre, qui a refusé de recevoir une délégation, au motif que le Collectif « Touche pas ma ZEP ! » avait déjà été reçu quelques jours plus tôt et entendu, puisqu’un communiqué de presse officiel émanant du Ministère avait été publié dès le lendemain de la première journée d’action.

Or, le Collectif persiste à considérer qu’un simple prolongement temporaire de deux ans d’une indemnité pour les enseignants de l’Education Prioritaire ne peut en aucun cas constituer une réponse satisfaisante à des inquiétudes portant sur le statut des lycées et les moyens qui leur sont attribués pour permettre la réussite des élèves.

C’est pourquoi les membres du Collectif, toujours plus nombreux (58 lycées mobilisés dans plusieurs académies à avoir signé l’appel « Touche pas ma ZEP ! »), continuent à réclamer la publication d’une carte élargie de l’Education Prioritaire, intégrant de nouveaux lycées, et dotant ces établissements d’un label contraignant en termes d’effectifs limités d’élèves par classe, de moyens alloués (dédoublements…) et de compensations spécifiques pour les personnels (droits à la mutation...) permettant d’assurer la stabilité des équipes.

Les lycées mobilisés autour du Collectif « Touche pas ma ZEP » se retrouveront ce mercredi 12 octobre à 17h à la Bourse du Travail à Paris pour organiser la suite du mouvement dont l’ampleur est maintenant nationale, et prévoir de nouvelles actions communes.
A Marseille, une intersyndicale est prévue le lundi 10 octobre, puis une Assemblée Générale interlycées le 7 novembre pour décider des actions communes dans leur académie.

Premiers signataires : les personnels mobilisés des lycées Joliot-Curie, Paul Langevin, Louise Michel et Claude Chappe de Nanterre (92), Prony d’Asnières-sur-Seine (92), Léonard de Vinci de Bagneux (92), Guy de Maupassant et Claude Garamont de Colombes (92), Galilée de Gennevilliers (92), Michel-Ange et Charles Petiet de Villeneuve-la-Garenne (92), La Tournelle de La Garenne-Colombes (92), René Auffray de Clichy-la-Garenne (92), Maurice Genevoix de Montrouge (92), Paul Painlevé de Courbevoie (92), Jean Zay d’Aulnay-sous-Bois (93), Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine (93), Jacques Brel de La Courneuve (93), Marcel Cachin de Saint-Ouen (93), Maurice Utrillo de Stains (93), Jean Rostand de Villepinte (93), Louise Michel de Bobigny (93), Paul Eluard de Saint-Denis (93), Eugène Delacroix de Drancy (93), Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), Arago de Villeneuve-St-Georges (94), Nadia et Fernand Léger, Jean Jaurès, Julie-Victoire Daubié et George Braque d’Argenteuil (95), Simone de Beauvoir et Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (95), Romain Rolland de Goussainville (95), Jean-Jacques Rousseau et de la Tourelle de Sarcelles (95), de Bezons (95), Pierre Mendès-France de Villiers-le-Bel (95), Charles Baudelaire de Fosses (95), Maurice Eliot d’Épinay-sous-Sénart (91), Pierre Mendès-France de Ris-Orangis (91), Charles Baudelaire et Auguste Perret d’Evry (91), Jean Rostand de Mantes-la-Jolie (78), Camille Claudel de Mantes-la-Ville (78), André Malraux de Montataire (60), Romain Rolland d’Amiens (80), Blaise Pascal de Forbach (57), Louis Armand de Chambéry (73), Gaston Darboux de Nîmes (30), Toulouse-Lautrec de Toulouse (31), Charles Mongrand de Port-de-Bouc (13), Victor Hugo, Frédéric Mistral, lycée Camille Jullian et Saint-Exupéry de Marseille, Edouard Branly et Maurice Viollette de Dreux (28)…

Avec le soutien des personnels mobilisés en Réseau d’Education Prioritaire (REP/REP+) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS) du collège Moulin-Joly de Colombes (92), du collège les Sablons de Viry Chatillon (91), du collège Jean-Baptiste Clément de Colombes, du collège Vercors de Grenoble (38), du collège St-Exupéry de Villiers-le-Bel (95), collège Romain Rolland de Bagneux (92), du collège Voltaire de Sarcelles (95), de l’école maternelle Henri Wallon de Gennevilliers (92)...

Avec le soutien de : UNSEN CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU Versailles, SNES-FSU 92, SNUEP-FSU Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, UNL, FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne (92)...

Contacts presse : Plus d’informations sur notre page facebook « touchepasmazep ».
Lucas Francheteau (lycée Joliot-Curie de Nanterre) : 06 83 02 81 30
David Pijoan (Lycée Guy de Maupassant de Colombes) : 06 52 14 48 78
Rafikha Bettayeb (lycée de Prony d’Asnières) : 06 27 19 67 19
Alexandre Mares (lycée Jaurés d’ Argenteuil) : 06 85 74 61 59

http://www.tpamz.levillage.org | Twitter : @tpamz | Page facebook « Touche pas ma ZEP ».

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